En s’associant avec Victor, un skipper passionné, Elitys s’est lancé dans une aventure palpitante à travers les mers. Ce partenariat incarne les valeurs qui nous sont chères : audace, esprit d’équipe et résilience.
Aux côtés de Victor, nous suivons ses participations aux plus grandes courses au large, des événements où détermination et performance sont les maîtres-mots.
Trois étapes, près de deux semaines de course en solitaire, des conditions météo extrêmes, des choix tactiques décisifs et une détermination de chaque instant.
Pour cette nouvelle édition de la Solitaire du Figaro, Victor Mathieu a une nouvelle fois repoussé ses limites. Entre performances prometteuses, imprévus techniques et météo exigeante, cette course lui a permis de franchir un nouveau cap dans sa progression.
Il revient sur les moments forts de chacune des trois étapes et partage les principaux enseignements qu’il retient de cette édition.

© Vincent Olivaud
Cette Solitaire du Figaro a débuté avec une étape en deux temps : deux jours de près dans du vent très soutenu après le départ de Perros-Guirec, puis une descente du Golfe de Gascogne au vent arrière dans des conditions légères et indécises.
Le point fort : des vitesses au près validées et rassurantes, qui me manquaient l’année dernière.
Le moment le plus marquant de cette étape a été la perte d’une drisse, qui m’a obligé à monter en tête de mât, une aventure physiquement et mentalement exigeante. Il fallait en plus attendre que le vent tombe pour faire cette escalade.
Malgré ce contretemps qui a coûté du temps, la gestion de la fatigue a été bonne, avec des réserves préservées pour la suite. Une belle entrée en matière.
Pour cette étape Vigo – Pornichet, quatre jours dans le petit temps, avec un vent léger mais trompeur : en apparence paisible, cette étape s’est révélée épuisante à force de manœuvres incessantes et d’une vigilance permanente pour retrouver les petits airs.
La course s’est jouée sur des détails : un nuage passager a suffi à me décaler d’un mille et à changer l’équation.
Dans ces conditions où la chance joue un rôle réel, j’ai tenu mon option choisie jusqu’au bout.
L’issue est restée incertaine jusqu’à l’arrivée… Au final, le résultat n’est pas au rendez-vous : une grande fatigue, mais une course menée avec un engagement total.
Les deux premières étapes ont laissé des traces. Je prends le départ de Pornichet bien fatigué.
La remontée vers la pointe bretonne s’est faite dans la douleur avec une triple panne : aérien, Starlink, connexion ordinateur.
À cela s’est ajoutée une Manche particulièrement violente, avec des tempêtes qui s’enchaînaient. Passé l’île de Sein, le bateau s’est couché et le gennaker s’est déchiré en pleine tempête.
Je n’avais donc plus les armes pour me battre face au reste du groupe. Je décroche du groupe et ne parviens plus à suivre le rythme. À partir d’Ouessant, l’objectif est devenu simple : ramener le bateau à bon port. Une étape de survie, dure mais maîtrisée.

© Vincent Olivaud
Je commence à très bien connaître mon bateau et ses réglages. Les vitesses au près sont au niveau, c’est validé. La gestion de la fatigue sur l’étape 1 a été un vrai point fort. L’engagement et la prise d’options jusqu’au bout ont été constants sur toute la Solitaire.
La Solitaire du Figaro est une course qui se construit sur des années. Certains ont mis vingt ans avant de la gagner. Cette édition a posé des bases importantes, dans les vitesses, dans la tête, dans la lecture des situations. Le chemin est tracé pour faire de belles choses lors de la prochaine édition !